
L'influence de l'Eglise s'est fortement restreinte ces dernières
décennies.
Tout d'abord, le mariage civil est devenu obligatoire. La mention de la religion
sur la carte d'identité est supprimée depuis le 1er janvier 2001, elle fut
jugée par le Parlement européen comme étant en contradiction avec la loi sur la
protection de la vie privée.
La hiérarchie orthodoxe, l'archevêque d'Athènes Christodoulos en tête, essaya vainement de lutter contre ce
décret elle appela les fideles a marquer leur désaccord, de marcher dans la rue.
Vaine tentative, la modernité du pays se poursuit : depuis la rentrée scolaire de 2008, l'obligation
de suivre les cours de religion orthodoxe a été supprimée. Avant 2008 l'enseignement
religieux, orthodoxe était obligatoire dans toutes les écoles primaires et secondaires du pays.
La Crète, le Dodécanèse, Chypre et la diaspora grecque (Six millions) sont sous la juridiction du patriarche de
Constantinople (comme jadis l’ensemble de la Grèce).
Le patriarche (dit œcuménique) de Constantinople est Mgr Bartholomé Ier. Il a, en principe, primauté sur les autres
patriarches.
Les minorités religieuses dans le pays, sont tolérées et placées sous la tutelle de l'Eglise
orthodoxe. Ainsi pas de rénovation, de construction d'édifices religieux sans
obtenir l'autorisation de l'archevêché dont elles dépendent.
Un passé tumultueux, ses événements peuvent peut-être expliquer la situation actuelle.
L’Empire Romain d’Occident disparaîtra en 476 et l’Empire Byzantin ou Romain d’Orient, va durer jusqu’en 1453. Ils étaient unis par leur genèse. L’église officielle fut l’universelle catholique jusqu’en 1.054, l’année du grand schisme d’Orient et de la rupture officielle.
L’Eglise d’Orient va prendre le nom d’Eglise Orthodoxe. Elle se veut et se dit fidèle envers les Saintes
écritures et celles des apôtres. Elle va abandonner le latin, au profit du grec. Le pape est reconnu comme un
simple évêque.
Désormais, l'importance de l'icône grandit, elle qui fut déjà interdite par le Vatican et le pape
Léon III au 8e siècle !
Pour l'orthodoxie, elle est importante, elle évoque le divin et elle permet aux fideles de reconnaitre ses saints.
Bien des choses désormais séparent les deux Eglises. L'Eglise orthodoxe ne va rien modifier car selon elle, la
vérité religieuse ne peut qu'être absolue. L'infaillibilité du pape est
contestée. Le sacrement du baptême sans immersion également.
Autre différence : le prêtre orthodoxe en même temps que le baptême, applique le sacrement charismatique (la Confirmation).
Depuis le Concile de Trente (1543-1563), le Vatican ne confère la Confirmation qu’à l’âge de raison.
Autre divergence : l'hostie et le sacrement de l'Eucharistie qui commémore la
Cène. Depuis le XIe siècle, l'Eglise catholique impose le pain sans levain et ne fait offrande que de l'hostie, réservant le
Calice et le vin au prêtre.
Enfin, l'expiation et l'absolution des pêchés au purgatoire est contestée car
pour l’orthodoxie, seul la soumission aux commandements de Dieu
assure l’espérance au salut.